
« C la vie », Nouveau spectacle de danse contemporaine du chorégraphe belgo-burkinabé, Serge Aimé Coulibaly au Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS) à Bruxelles jusqu’au 23 février 2024.
Rien à faire. On ressent chaque vibration jusqu’au fond des entrailles. Un masque, une danseuse, mystique, la musique, l’ambiance tamisée…. Puis, les corps des 9 danseurs/euses réunis sur scène se meuvent avec énergie et puissance. On est entrainé , dans leur danse, inspirée de rituels . Un partage vers un « engagement pour un monde meilleur », la « disparition de l’ancien monde ». Chaque « mouvement qui traverse le corps à un contraire ». Deux par deux, seul(e), ou en ronde, semblant se porter parfois l’un/e l’autre, ils se protégent, s’aiment, s’encouragent, devenir l’ombre de son prochain, être en transe, en colère, en joie. Symbiose entre le corps et l’esprit, entre l’ancien et le nouveau, en harmonie ou en judicieux désordre. À l’arrière-plan, différentes images sont diffusées sur un écran géant. Tantôt une armée de soldats marchant au pas, tantôt des danseurs africains d’une contrée lointaine, des manifestations, de grands discours, des politiciens, le passé, le présent, des dérèglements climatiques, des guerres, des chants, des gens, « la laideur », le « grotesque », « le spectacle de notre société » … Et tandis que iels dansent sur scène (fantastique), accompagné.e.s par l’incroyable percussionniste, la voix envoutante de Dobet Ghanore va captiver tous nos sens.
« Un parcours initiatique contemporain » d’un artiste de la « danse politique » : « Comment donner sens à nos vies ».
Serge Aimé Coulibaly interroge sur « nos choix d’humain et de citoyen ».
« C la vie » est le nouveau spectacle de danse contemporaine créé à Tanz im August en 2023, par l’artiste de renommée internationale, Serge Aimé Coulibaly. Originaire du Burkina Faso (Afrique de l’Ouest), il se considère lui-même « un artiste de la danse politique ». Il met en lumière à travers les chorégraphies de ses spectacles des « actes sociaux-politiques », un « engagement social » dans un monde ou tout va mal, soulignant l’importance des liens entre les êtres en célébrant, quoi qu’il arrive, la joie de vivre, l’amitié, l’être ensemble ou encore, « célébrer l’existence », comme un appel vers une certaine résistance pour faire face aux injustices, voire une rébellion contre l’oppression ambiante, la pauvreté, les inégalités, la guerre. Le tout en créant une « véritable dynamique positive, porteuse d’émotion, de réflexion et d’espoir ». « C la vie » est un « parcours initiatique contemporain » où Coulibaly incite les spectateurs à « réfléchir sur la vie et notre façon de vivre dans le monde d’aujourd’hui », en puisant la source de ses inspirations dans son univers culturel, ses voyages en Afrique, particulièrement à Ankata, au Burkina Faso, son lieu d’origine. Fort d’une ouverture d’esprit haute en couleur, le chorégraphe nous plonge dans un univers aux multiples possibilités « du vivre ensemble », du partage, de la réflexion, de l’amour, de la solidarité, avec joie et enthousiasme, avec clarté, mais aussi rage, force, plongés que nous sommes dans un « monde contemporain qui sombre dans sa propre destruction ».
« C la vie », un spectacle universel, « un engagement pour un monde meilleur » à découvrir au KVS à Bruxelles jusqu’au 23 février. Pour d’autres lieux et dates : voir le lien ci-dessous.
Julia Garlito Y Romo
(*) Distribution : Production: Faso Danse Théâtre CONCEPT & CHOREGRAPHIE, chorégraphie: Serge Aimé Coulibaly; assistant à la chorégraphie: Sigué Sayouba; création & réalisation, danseur-se-s/performance : Jean Robert, Koudogbo-Kiki, Ida Faho, Angela Rabaglkio, Guilhem Chatir, Djibril Ouattara, Arsène Etaba, Bibata Maiga, Dobet Gnahoré et Yvan Talbot; chanteuse: Dobet Gnahoré; musique: Yvan Talbot aka Doogoo D; dramaturgie: Sara Vanderieck; assistante artistique: Hanna El Fakir; conception lumière: Emily Brassier; directeur artistique scénographie, costumes & vidéo: Eve Martin; vidéo: John Picard; costumière: Mira Van den Neste; coordination technique: Thomas Verachtert; régie lumières: Hermann Coulibaly; régie son: Andreas Le Roy; régisseur général: Dag Jennes; directeur de production: Arnout André de la Porte; diffusion: Frans Brood Productions.
Pour en savoir plus sur la Cie et Coulibaly : http://www.fasodansetheatre.com
Photo Dajana-Lothert