
L’IMAGE DU JOUR. A LA BIENNALE DE VENISE 2026, LA RUSSIE ROUVRE SON PAVILLON NATIONAL, SANS VERGOGNE…
Avec le scandale des Jeux Paralympiques où la Russie était invitée -sa délégation copieusement huée dans les Arènes de Vérone et la cérémonie boycottée par les délégations de 9 pays, dont la France et sa ministre absentes à Vérone- voici celui du pavillon national de la Russie à la 61e Biennale de Venise, pavillon fermé depuis 2022 pour cause d’invasion de l’Ukraine, qui rouvre sans honte !
Décidément, cette 61e Biennale ne ressemble pas aux précédentes. Après les bellicistes israéliens, dont leur chef guerrier est poursuivi, on le rappelle, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, c’est cette fois Poutine qui est de retour à La Biennale, avec un pavillon pavoisé du drapeau des éradicateurs de l’Ukraine.
Comment n’y pas voir derrière la main de Giorgia Meloni*, seule chef d’Etat européen avec Victor Orban à consentir à demi-mots -sans le claironner sur les toits- à la guerre de l’envahisseur belliciste qu’est la Fédération de Russie. On la savait déjà ouvertement groupie du psycho-président américain, voilà qu’elle cautionne désormais les néo-nazis Poutine et Netanyahu, tous deux engagés dans des guerres sans fin avec leurs voisins, entre autres crimes avérés. Belle récompense pour ces bourreaux que les autoriser à déployer sur leur pavillon respectif les drapeaux écarlates du sang versé à Gaza ou à Kiev.
Ainsi, la direction de La Biennale vient-elle d’annoncer la présence officielle de la Fédération de Russie pour cette 61e édition. Rappelons que celle-ci en était exclue depuis 2022, date à laquelle elle a commencé à envahir l’Ukraine et la bombarder, avec plus d’un million deux cent mille morts et blessés dans les deux camps en quatre ans de guerre indiscriminée sur les civils en particulier et de destruction systématique, avec pour seul objectif d’éradiquer toute trace de la culture ukrainienne et de restaurer la « grande Russie » telle que la rêve le dictateur Poutine.
Une bien pertinente initiative donc, soutenue avec enthousiasme par la post-fasciste et mussolinienne Giorgia Meloni, qui continue d’honorer de la plus belle des manières la mémoire de son idole avouée Benito et son goût sûr pour les Arts, comme l’histoire nous l’a démontré…
Marc Roudier
*Depuis hier 6 mars, après le scandale que cela suscite dans le monde entier, le gouvernement post-fasciste de Meloni s’est défaussé sur la direction de la Biennale, soi-disant « indépendante », qui aurait seule pris cette initiative… Tu parles…

Images: en haut, le Pavillon national russe à la 61e Biennale de Venise – en bas : les arènes de Vérone où se tenait la cérémonie des Jeux paralympiques ce samedi 6 mars – photos Biennale de Venise et DR