
L’IMAGE DU JOUR : LES SCULPTURES D’ALMA ALLEN BLOQUÉES À VENISE CAR L’ADMINISTRATION AMÉRICAINE REFUSE DE COUVRIR LA FACTURE !
Les œuvres de la sculptrice Alma Allen occupent toujours, jusqu’au 22 novembre, le Pavillon des États-Unis de la 61e Biennale d’Art de Venise. Le souci est que leur retour est suspendu au bon vouloir de l’administration américaine qui refuse de prendre en charge la totalité des frais de rapatriement des oeuvres. L’association qui gère par délégation l’expo du pavillon américain, l’American Arts Conservancy, affiche un manque d’un million de dollars pour honorer toutes les dépenses, dont le démontage de l’exposition et le rapatriement des œuvres aux États-Unis. C’est le New York Times qui signale le fait, dans un papier du 29 octobre dernier.
« Nous sommes confrontés à un besoin urgent de financement lié au démontage final et au rapatriement en toute sécurité des œuvres d’art aux États-Unis », affirme la commissaire du Pavillon des USA. Tout cela parce que le Département d’État américain en charge normalement d’une telle opération pour une exposition représentant les USA dans son pavillon de la Biennale, n’a pas voulu contribuer à l’entièreté du coût du rapatriement des oeuvres, laissant à l’organisation déléguée le reste à charge et l’obligation de solliciter des mécènes pour boucler son budget. Au prétexte, selon le Département d’état, « que l’administration n’était pas impliquée dans la collecte de fonds (nécessaires à l’opération, fonds en partie sponsorisés-ndlr) et qu’elle n’avait pas d’autres commentaires à faire sur la Biennale 2026. »
Cette controverse s’ajoute à une édition 2026 chahutée en raison de la présence à La Biennale des États-Unis de Trump d’une part, et, d’autre part, du choix par l’omniprésent président orange d’une artiste venue de nulle part, censée représenter dignement un des pays phare en manière d’Art contemporain. La sélection du projet artistique américain obéit depuis toujours à une stricte procédure, bien réglée, où les musées et des conservateurs émérites et incontestables proposent les expositions, et le ou les artistes qui doivent l’occuper. Ce ne fut donc pas le cas pour cette 61e édition de la Biennale internationale… Résultat, une artiste médiocre dans un pavillon invisible et démonétisé, suite à l’interventionnisme débridé d’un Trump se mêlant de tout, conduisant son pays déjà disqualifié depuis son élection et son soutien indécent à Israël, à l’opprobre mondiale et à la ruine planifiée de sa démocratie. En ce 3 novembre 2026, décisif pour les midterms, espérons que le peuple américain saura dégager cet autocrate fascisant qui n’a cessé d’abimer ce jadis grand pays et son « soft power » culturel.
M.R.
Sources : Le New York Times, Finestre sull’Arte. Photos DR.
