
Photo censurée à Deauville : Des joueurs palestiniens du Gaza Sport Club et de l’Ahli Gaza Club participent à un match de football sur un terrain récemment aménagé, à Gaza, le 14 février 2026. Photo JEHAD ALSHRAFI
Le retrait par la municipalité de Deauville d’une photo montrant des joueurs de foot à Gaza sur un terrain au milieu des ruines récentes de bombardements indiscriminés israéliens, exposée depuis juin dans le cadre d’un festival, a suscité l’ire des citoyens interloqués par une telle censure diligentée par le maire Horizons de la ville balnéaire.
Exposée sur une place de Deauville, l’image a été retirée à la mi-août alors qu’elle devait y rester jusqu’au 6 septembre aux côtés d’autres clichés traitant des valeurs du sport, manifestation organisée par le festival Deauville Sport Images.
Le cliché, pris par le photojournaliste gazaoui Jehad Alshrafi pour l’agence Associated Press, montre deux équipes de footballeurs s’affrontant sur une pelouse synthétique, au milieu d’immeubles complètement détruits par les bombardements de l’armée israélienne.
Philippe Augier (maire Horizons de Deauville), a délibérément censuré cette image jugée choquante par une partie de la population pro-Israël de sa ville. Même s’ il a reconnu très tardivement et à contre-coeur que que le cliché n’était « en rien pro-Hamas » et « illustrait pleinement l’esprit de l’exposition : montrer que le sport existe partout », y compris dans les « lieux et les circonstances les plus dramatiques ». Une « justification » mielleuse en forme de mea culpa, livrée a posteriori qui sonne faux, comme tous les propos tenus par ses « confrères » du parti macroniste dirigé par Edouard Philippe. L’hypocrisie faite homme…
Encore une fois, les soutiens de l’Etat génocidaire des Palestiniens de Gaza (70 000 morts au moins dans la Bande depuis le début des bombardements) ont tout fait pour masquer l’horreur des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza par le gouvernement Netanyahu et sa clique d’extrême droite à l’encontre des civils palestiniens, enfants, blessés hospitalisés compris, délibérément ciblés par les bombes israéliennes dans les écoles et hôpitaux, notamment. Crimes rappelons-le, poursuivis par la Cour pénale internationale qui a déposé plainte nominative à l’encontre de l’instigateur de ces massacres, l’autocrate Benjamin Netanyahu, dont on souhaite tous, qu’à l’exemple du « boucher de Serbie », il terminera sa misérable existence de criminel en croupissant dans les geôles du Tribunal de La Haye.
Source : Le Monde.