
FESTIVAL D’AVIGNON 2026. L’OFFENSE : « LE FESTIVAL N’EST PAS LÀ POUR SORTIR LE DRAPEAU PALESTINIEN » (Olivier Galzi, nouveau Maire d’Avignon, capitale du Théâtre, élu grâce aux voix et à la bienveillance du RN, et accessoirement administrateur du Festival d’Avignon…)
Ça commence bien ! À peine élu, Olivier Galzi, le nouveau maire « divers droite » d’Avignon (tu parles ! droite dure plutôt, avancée masquée), administrateur du Festival en sa qualité de premier édile, propulsé à cette place grâce aux voix du Rassemblement National et une campagne municipale abjecte, particulièrement odieuse et diffamatoire à l’encontre de ses adversaires de gauche, un maire islamophobe et ouvertement pro-israélien, a péroré ce mardi 14 avril sur la matinale de France Inter, interviewé par Olivier Duhamel, que « le drapeau palestinien n’avait pas sa place » lors du festival de théâtre, estimant que la culture devait « rassembler » et non « diviser »... Ou le cynisme et le déni élevés au rang d’art…
« Le festival n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien », a jugé sur France Inter l’ex-journaliste, regrettant que lors de l’édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes. « J’ai été un peu choqué l’été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », a-t-il déclaré. L’an passé, rappelons que la langue invitée du Festival en 2025 était l’Arabe… Visiblement, cela ne plaisait pas beaucoup à M. Galzi, islamophobe et pro-Netanyahu affirmé. Le même « journaliste » qui avait comparé quelques années plus tôt sur une chaîne relais de ce type de propos, le voile musulman à l’uniforme nazi…
« Il y a parfois à l’occasion du festival des voix qui s’expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser », a-t-il ajouté, précisant que « quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne) sur le devant de la scène, ça crée de la division ».
En 2025, année où la langue arabe était à l’honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne, en effet, et c’était bien légitime, au moment où Israël massacrait et déportait des dizaines de milliers de Gazaouis. Netanyahu leur chef de guerre est par ailleurs poursuivi pour ces faits par la Cour Internationale de Justice, le TPI et l’ONU pour Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité avec suspicion de Génocide. Excusez du peu !
Visiblement, ça n’émeut pas beaucoup le nouveau maire d’Avignon, parachuté là par on ne sait quelle action de grâces… Mais surtout profondément anti-Arabes et pro-israélien convaincu, sans compter son penchant pour tous les autocrates d’Europe, Orban, Meloni… et son admiration pour les « vrais chefs », tels Donald Trump qu’il admire en secret… Un peu les mêmes inclinations pour les fachos qu’il partage avec un Bardella, non ? Auquel il a offert deux vice-présidences du RN de la « comcom » d’Avignon, pour récompense du coup de main que le parti d’extrême droite a filé au bon Galzi pour les municipales… Les Avignonnais ainsi que les artistes du Théâtre, sont ravis d’avoir un tel maire, déjà compromis dans ses alliances sulfureuses à peine sur le fauteuil !
Une tribune intitulée « Nouvelle déclaration d’Avignon » avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer « le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants » : « Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d’Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l’application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l’accord d’association UE-Israël, et à l’arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne », avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l’écrivain Édouard Louis ou encore l’actuel directeur du festival d’Avignon Tiago Rodrigues. Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.
Le budget du festival est d’environ 16 millions d’euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d’Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.
Image: « La Nuit d’Avignon » organisée par le Festival dans la Cour d’Honneur en juillet 2025, un rassemblement contre les exactions et crimes d’Israël contre Gaza – Photo C. Raynaud De Lage